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Le
Gouvernement Royal du Cambodge a affirmé, à plusieurs
reprises, son engagement de maintenir des relations
amicales et de bon voisinage avec tous les pays ayant
des frontières communes avec le Royaume du Cambodge et,
en particulier, avec le Royaume de Thaïlande.
La Direction du Département de l’Information et de la
Communication à la Présidence du Conseil des Ministres
se trouve dans l’obligation d’apporter des commentaires
additionnels à l’Aide-Mémoire présenté le 11 avril 2008
par le Ministère des Affaires Etrangères et de la
Coopération Internationale du Royaume du Cambodge à Son
Excellence l’Ambassadeur du Royaume de Thaïlande le même
jour à 18 heures, en réponse à l’Aide-Mémoire du
Ministère des Affaires Etrangères de Thaïlande présenté
à l’Ambassadeur du Royaume du Cambodge auprès du Royaume
du Thaïlande le 10 avril 2008 et le Communiqué de Presse
publié par le Ministère des Affaires Etrangères du
Thaïlande le vendredi 11 avril 2008 à 15h 27mn.
L’Article
V du MOU de l’an 2000 entre le Cambodge et la Thaïlande
fait référence à la Carte reconnue par les deux Etats
sous le nom «DANGREK», carte publiée par «La Commission
de Délimitation entre l’Indo-Chine et le Siam» laquelle
avait été soumise par la Commission à toutes les parties
à la suite de la «Convention de 1904» et du «Traité de
1907». En vertu de l’Article V de ce même MOU de l’an
2000, l’Aide-Mémoire présenté par le Ministère des
Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale
du Royaume du Cambodge à Son Excellence Ambassadeur de
Thaïlande a explicitement et à juste titre précisé
qu’aucune «VIOLATION» n’a été commise par la partie
Cambodgienne. Cette accusation de violation était non
fondée.
La partie
Cambodgienne a maintenu la présence de gardiens pour
assurer la sécurité des touristes qui visitent le
temple. Il s’agit d’une pratique normale et commune
entreprise par les autorités de tous les pays du monde
pour assurer la sauvegarde et la sécurité des touristes.
Cette situation ne doit pas être considérée par la
Thaïlande comme un déploiement ou un stationnement des
forces militaires et de police et elle ne constitue
nullement une menace ou une violation de la souveraineté
de la Thaïlande. La poursuite des activités de déminage
sur le territoire du Cambodge est en conformité avec les
objectifs de la politique nationale. De fait ces
activités se déroulent à l’intérieur du territoire
Cambodgien et n’affecte en aucune manière la zone
frontalière.
Comme
indiqué dans l’Aide-Mémoire du Ministère des Affaires
Etrangères et de la Coopération Internationale du
Royaume du Cambodge, Il ne peut y avoir de “overlapping
territorial claims” dans la zone du Site Sacré du Temple
de Preah Vihear, conformément à l’Arrêt de la Cour
Internationale de Justice (CIJ) en 1962 et à la carte de
l’annexe I qui fait partie intégrante du Jugement de la
CIJ.
Phnom Penh, le 12 avril
2008 |